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Dysplasie de la hanche chez le chien

Chien · mis à jour le 23 février 2026

La dysplasie de la hanche (dysplasie coxo-fémorale) est une malformation articulaire d'origine génétique et environnementale qui touche principalement les chiens de grande et très grande race. C'est l'une des causes les plus fréquentes de boiterie et d'arthrose chez le chien.

Qu'est-ce que la dysplasie ?

Dans une hanche normale, la tête du fémur s'emboîte parfaitement dans la cavité de l'os du bassin (acétabulum). En cas de dysplasie, cette articulation est lâche et mal formée : la tête fémorale « flotte » dans une cavité trop peu profonde. Ce manque de congruence provoque :

  • Une usure anormale du cartilage articulaire
  • Une inflammation chronique
  • Le développement progressif d'arthrose (irréversible)
  • Des douleurs et une perte de mobilité

Causes et facteurs de risque

La dysplasie est une maladie multifactorielle :

  • Génétique : composante héréditaire forte (polygénique) — c'est pourquoi le dépistage des reproducteurs est crucial
  • Croissance trop rapide : alimentation trop riche en énergie ou en calcium chez le chiot de grande race
  • Surpoids : facteur aggravant majeur, surtout pendant la croissance
  • Exercice excessif chez le chiot : escaliers, sauts, courses prolongées avant 12-18 mois

Symptômes

Les signes varient selon l'âge et la sévérité :

Chez le chiot (4-12 mois)

  • Démarche chaloupée, « en canard »
  • Difficulté à se lever après le repos
  • Refus de monter les escaliers ou de sauter
  • Course « en lapin » (les deux pattes arrière ensemble)

Chez l'adulte (arthrose installée)

  • Boiterie plus ou moins marquée, souvent aggravée à froid ou après un effort
  • Raideur au lever, surtout le matin
  • Fonte musculaire des cuisses (amyotrophie)
  • Réticence à marcher, courir ou jouer
  • Douleur à la manipulation de la hanche

Diagnostic

Le diagnostic repose sur la radiographie du bassin sous anesthésie générale (pour permettre un bon positionnement et relâchement musculaire) :

  • Classification OFA ou FCI : grades A (excellent) à E (dysplasie sévère)
  • Angle de Norberg : mesure de la congruence articulaire
  • Méthode PennHIP : mesure de la laxité articulaire, possible dès 4 mois

Traitements

Traitement conservateur (cas légers à modérés)

  • Contrôle du poids : le facteur le plus important — un chien mince souffre moins
  • Anti-inflammatoires (AINS) : méloxicam, carprofène — en cures ou au long cours
  • Chondroprotecteurs : glucosamine, chondroïtine, acides gras oméga-3
  • Physiothérapie et hydrothérapie : renforcement musculaire sans impact articulaire
  • Exercice adapté : marche régulière et modérée, natation

Traitement chirurgical (cas sévères)

  • Triple ostéotomie du bassin (TPO) : chez le jeune chien (avant 10 mois), pour améliorer la couverture de la tête fémorale
  • Prothèse totale de hanche : remplacement de l'articulation, excellent résultat fonctionnel
  • Résection de la tête fémorale : pour les chiens de petite taille ou si la prothèse n'est pas envisageable

Prévention

  • Choisir un éleveur qui radiographie ses reproducteurs et sélectionne des lignées indemnes
  • Alimentation adaptée aux grandes races en croissance (teneur modérée en énergie et calcium)
  • Maintenir un poids optimal tout au long de la vie du chien
  • Éviter les exercices à fort impact chez le chiot (sauts, escaliers)

MonCarnetVeto vous permet de suivre le poids de votre chien avec des graphiques et de programmer des rappels pour les contrôles vétérinaires réguliers en cas de dysplasie diagnostiquée.

Questions fréquentes

Quelles races de chiens sont prédisposées à la dysplasie ?

Les grandes races sont les plus touchées : Berger Allemand, Labrador, Golden Retriever, Rottweiler, Bouvier Bernois, Dogue Allemand, Saint-Bernard, Terre-Neuve. Cependant, des races moyennes comme le Bulldog, le Carlin ou l'Épagneul peuvent aussi être atteintes. La dysplasie a une composante génétique forte : choisir des reproducteurs radiographiés et indemnes est essentiel.

À quel âge peut-on diagnostiquer la dysplasie chez le chien ?

Les premiers signes peuvent apparaître dès 4-6 mois (démarche anormale, difficulté à se lever). Le diagnostic radiographique officiel se fait à partir de 12 mois (parfois 18 mois pour les races géantes). Des tests précoces (méthode PennHIP, distraction) permettent une évaluation dès 4 mois.

Peut-on prévenir la dysplasie de la hanche ?

On ne peut pas éliminer le risque génétique, mais on peut réduire l'expression de la maladie : maintenir un poids optimal (un chiot en surpoids développe plus souvent une dysplasie), éviter les exercices trop intenses chez le chiot en croissance, privilégier une alimentation adaptée aux grandes races (croissance lente), et compléter avec des chondroprotecteurs dès le jeune âge.

Un rappel avant chaque échéance. Gratuit, sans publicité.

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